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Ça y est. J'ai trouvé un stage. J'ai choisi.
Je n'aime pas choisir. Surtout quand choisir c'est renoncer.
J'aurais aimé partir à l'étranger. Repartir, encore. Découvrir quelque chose d'entièrement différent.
Ça sera la Défense. On fait plus exotique. La mission a l'air intéressante, c'est déjà ça.
J'ai donc choisi. Ça aurait pu être complètement autre chose. Quand je postulais à des offres aux quatre coins du monde (San Francisco, New York, Londres, Singapour, Sidney), je pensais à toutes ces vies qui pouvaient être la mienne. Dans chaque cas, une orientation professionnelle particulière, des personnes nouvelles à rencontrer, une culture à apprivoiser.
Finalement, ça sera Paris. Tout n'est pas négatif, au contraire. J'y ai des amis, je connais des endroits sympas. Je ne vais pas m'ennuyer, non. Mais j'aurais aimé repartir. Arriver dans un ailleurs où tout reste à construire, à découvrir. Voyager, se construire de nouvelles habitudes. Repartir de zéro laisse la possibilité de faire ce qu'on a jamais osé faire avant.
Alors j'ai un but : réinventer ma vie, en restant à Paris. Ne pas laisser le poids des habitudes courber mes épaules. Ne pas me laisser aspirer par le puissant ronronnement de la routine qui fait passer le temps sans qu'on ait rien eu le temps de choisir.
Je veux voyager, prendre des photos, cuisiner, écrire, lire, sortir, découvrir. Comme si tout était neuf. Comme si tout était possible. Comme si.
Mais ne l'est-ce pas?
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