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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 15:43

CupcakesÇa y est. Cette fois c’est fini. 5 mois et demi à Montréal, j’ai vu Montréal par plus de 35°, j’ai vu Montréal par -15°. J’ai vu Montréal au soleil, sous la pluie et sous la neige, dans la gadoue de neige fondue. J’ai vu Montréal.

Et pourtant il y a tellement d’endroits où j’aurais encore pu aller, de choses que j’aurais pu faire. Oui, mais c’est la fin.

 

Tout d’abord, un mot sur l’hiver canadien. Oui, il fait froid et oui, quand il neige, il neige énormément. Mais ça semble normal. Dans ma dernière semaine, il a neigé à peu près tous les jours. Pas forcément grand-chose, un peu moins d’un centimètre, mais ça s’accumule bien. Et pourtant, les routes sont globalement dégagées. A part quand il neige beaucoup à l’heure de sortie des bureaux, auquel cas la chaussée devient un vaste espace blanc.

Il y a des déneigeuses de toutes tailles, pour tous les types d’intervention : les petites voitures à chenilles qui déblaient les trottoirs à une vitesse folle, les bien plus imposantes qui poussent la neige de chaque côté de la chaussée, les aspirateurs à neige, qui la déversent dans des camions qui attendent en file d’être remplis. L’arsenal est vraiment impressionnant, et le ballet des déneigeuses a quelque chose de fascinant.

Pourtant, la neige semble normale. Dès la première tempête, on se rassure en se disant qu’il ne va tomber « que » 5 cm de plus dans l’après-midi. Et puis le froid est supportable. Il faut bien se couvrir, sinon le froid attaque. Le froid est mordant sur les doigts et les oreilles, mais dès qu’on les couvre, on a plutôt moins froid qu’en France. Cela vient en partie du fait que l’air est plus sec, et le froid moins pénétrant. Les maisons sont plutôt mieux isolées, ce qui rend l’hiver tout à fait supportable. Et la vie ne s’arrête pas. Les gens sortent ; ils prennent plus le bus et le métro, moins leur vélo, mais ils sortent. Les activités de plein air sont nombreuses, et sinon on se retrouve en intérieur. Par contre, la nuit tombe tôt. A 16h, il fait déjà presque nuit. Il faut essayer de commencer sa journée plus tôt.

 

Dans les choses qui vont me manquer à Montréal, je dirais aussi les québécois et leur accent. Non, ce n’est pas forcément un accent à couper au couteau. Il y a plusieurs accents québécois et je leur trouve un certain charme. Certaines expressions aussi vont me manquer, et je sais qu’on va me regarder bizarrement quand je les emploierai par mégarde en rentrant en France.

Car le Québécois est une langue propre, et il m’est arrivé de traduire des documents du Français vers le Québécois. Ici, tout est en Français ET en Anglais. Les deux langues se côtoient, se mélangent, mais surtout restent séparées. Le français est réellement présent. Présent mais menacé, d’où sans doute le cœur mis à le défendre. De manière peut-être parfois un peu trop extrême, mais il faut sans doute ça pour survivre. Tout est traduit, mais souvent mot à mot, donnant des résultats parfois curieux. Tout est dans les deux langues, même si elles s’influencent l’une l’autre (ou du moins le Français prend des expressions de l’Anglais). Mais tout est traduit.   Il y a marqué « arrêt » sur les panneaux stop, et la fin de semaine remplace le week-end.

Vous pourrez ainsi commander un joyeux festin, repas pour enfant que vous trouverez chez un concurrent de PFK (Poulet Frit du Kentucky), accompagné d’un breuvage. Pour les adultes, une sélection de hambourgeois et de sous-marins est disponible. Et que diriez-vous d’une glace molle en dessert ? Certes, ce n’est pas gastronomique mais ça goûte plutôt bon et, clairement, ça fait la job.

Oui, c’est sans doute caricatural, mais parfois il faut traduire du québécois vers l’anglais vers le français pour comprendre le sens.

Quelques expressions glanées au hasard

Suçon = sucette

Magasiner = faire du shopping et/ou comparer les offres avant d’acheter

Salle de montre = showroom

Golf pratique = practice

Bienvenue = de rien

Relevant = adapté

Auto, char = voiture

Lunch = déjeuner (la nourriture) ; le déjeuner (repas) se dit dîner et le dîner souper.

Il y a aussi l’habitude de faire un mélange entre les deux manières de poser une question. Ex : tu veux quelque chose ? et veux-tu quelque chose ? donne finalement tu veux-tu que’que chose ?

Il me fait plaisir de vous souhaiter la bienvenue

 

Je vais regretter aussi la variété culinaire que l’on trouve à Montréal. Certes, le fromage y est hors de prix, mais on trouve des restos de tous les pays, pas forcément très chers. J’ai mangé portugais, chinois, français, américain, québécois. J’ai goûté à des mélanges de style, j’ai testé de bonnes choses. Oui, il y a aussi du choix à Paris (à Cergy par contre, nettement moins) mais j’ai aimé l’ambiance cosmopolite de Montréal.

 

Je ne vais pas regretter le froid et l’hiver, je vais avoir ma part à Cergy.

 

Je vais regretter mon stage, les gens que j’y ai rencontrés, l’ambiance chez Boiron Canada, et celle au département marketing.

 

Je laisse des amis, j’en retrouve d’autres. Je vais également retrouver un rythme d’étudiante : boulot le soir et le week-end, plus de salaire, mais horaires souples, soirées, assos, … Une page se tourne.

 

Passez un bon temps des fêtes.


Par Audrey Leroux - Publié dans : Au quotidien - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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Commentaires

Je suis à Mtl depuis mardi soir et je dois dire : reviens!!!!! Tu me manques qui va manger des brunch et 2h après des cupcakes, pour finir sur un cheesecake 2 jours plus tard?

Bonne Année!

Commentaire n°1 posté par Clara le 13/01/2011 à 19h20

Tu me manques aussi! Et je regrette les brunchs, les cupcakes et les cheesecakes.
Dis moi quand tu seras sur Paris, qu'on se trouve d'autres bons plans.
Moi je suis de retour à Cergy, sans neige...
A bientôt!

Réponse de Audrey le 14/01/2011 à 00h46
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